Un mercredi qui commence mal ...
Bon, je sais qu'on est jeudi - C'est je jour qui vient juste après le mercredi - Et je sais qu'hier c'était mercredi
parce que c'est le jour où la boulangerie du village est fermée - Bof, c'est un repaire comme un autre,non ? donc, hier j'ai petit déjeuné d'un cake pas bon- Et allez donc
étaler des rillettes sur du cake ....: ils se détestent -
Déjà la journée avait mal commencé: j'ai passé de l'eau pas assez bouillante sur mon café - ( ben oui, j'ai pas de cafetière électrique, et alors ? ) Résultat:
de la lavasse - ça et la pénurie de pain, c'est déjà la sinistrose .
Bien sur, que je pourrais aller chercher du pain.
Yen a qui le font.
Mais déjà, faudrait que je me coiffe : j'explique : brosser tête en bas les 75 cm de cheveux, se faire mal au dos, arriver à faire une queue de cheval,
la natter, avec les 2 bras en l'air,, derriere le dos ( mal aux épaules)... alors que je suis pas encore dérouillée, pis après il faut trouver l'élastique que j'avais hier
.... Je suis sure que je l'avais mis sur la table de nuit de mon coté - Mal m'en a pris : Drôlesse adore jouer avec les élastiques et je ne les retrouve jamais -
je sais que c'est Drôlesse la coupable parce que que Valentine s'en fout des élastiques -
Ben oui, les chats ont chacun leur personalité, faut pas croire.Donc, je me contenterais de celui à moitié effiloché que j'avais en
réserve. S'il s'avise de casser en route, j'aurais les cheveux dans la tronche et ça n'arrangera pas mon humeur.
Mais c'est pas tout ! ensuite faut s'habiller. Mais je ne voulais pas mettre mon jean " de sortie" ( celui qui a moins de trous que l'autre) car tout à l'heure je
vais nettoyer la chatterie et l'eau de javel va me le pourrir grave. Et les taches de javel, après ça fait des trous. Alors cruel dilemme ... mettre le tout -moche et
plein de poil de chats? et rencontrer mes voisines, pomponnées de frais ( ma parôle! elles n'ont que ça à foutre !), et toutes les endimanchées du village , parce
qu'il y a un enterrement et que c'est le seul divertissement du coin...
OU : mettre l'autre, le pas troué, le seul qui n'a pas la taille basse,( cette invention des fabricants pour qu'on soit sure d'avoir le cul à l'air, et un rhume) et être obligée de me
changer tout à l'heure? ha! vous voyez que c'est pas facile... ! et c'est pas tout. Ensuite: sortir la moto, dans le brouillard et l'humidité du matin, s'assoir sur la selle
glacée ( double rhume!), avoir du mal à se garer, parce que tout le village est venu enterrer une plus vieille que moi , et qu'il y a des bagnoles plein
la place de l'église -
Ou aller à pied.
Y en a qui le font.
1 km 200 à pied., sur le bas coté de la départementale, en marchant dans l'herbe mouillée, même que mes chaussettes seront trempées. Et triple rhume
.Ha ! on vit dangereusement à la campagne, faut pas croire.
Alors j'ai joué la prudence. (Vous savez, la mère de Sureté ? , la grand-mère de rien- faire- et -laisser -dire...) et je suis restée,pas coiffée, les cheveux en
mégère, sans pain, à boire mon café tiédasse, avec un cake insipide et qui doit être bourré de conservateurs et d'OGM.
Coluche aurait dit " ça se vend, ça ? " Oui, même que ça s'achète et qu'on leur donne de bonnes espèces sonnantes et trébuchantes pour leurs
saloperies.
Voilà pourquoi je suis encore de trés méchante humeur aujourdhui, lendemain de ce funeste mercredi long comme un jour sans pain. C'est vrai que je n'aime pas son pain , en
plus à cette boulangerie là. d'Habitude, Basile ou Paul ( ou moi !) m'en ramènent du village à coté.
Mais c'est pas une raison.
Au moins, j'aurais put dire qu'il était pas bon, ça m'aurait fait un sujet de conversation.
Donc, aujourdhui on est jeudi. Pas besoin de calendrier !
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